Lokado est née d'une chasse aux bonbons. D'une promenade un soir d'octobre 2025, dans un arrondissement de Paris, avec ma fille de quatre ans. Je ne pensais pas que cette balade allait devenir un projet.
Je m'attendais à ce qu'on fasse trois commerces et que ma fille demande à rentrer. Au lieu de ça, j'ai vu une enfant qui ne voulait plus s'arrêter. Pour la première fois, elle se baladait en ville sans rechigner, et chaque vitrine était une aventure. Elle tirait sur ma main pour aller à la suivante.
Et moi, en suivant le parcours, j'ai découvert au moins quatre commerces du quartier que je n'avais jamais remarqués. Un caviste, une chocolaterie, un fleuriste, une petite épicerie. Pas seulement remarqués : j'y suis aussi entré, j'ai discuté avec les commerçants, et ce soir-là j'ai acheté chez deux d'entre eux. Pour des bonbons d'Halloween au départ. Pour autre chose ensuite.
En rentrant ce soir-là, j'avais une idée fixe : ce format est génial, et il devrait pouvoir tourner partout, n'importe quand, pour n'importe quelle ville. Pas seulement à Halloween. Pas seulement à Paris. Pâques, Noël, une braderie, une fête de quartier, un parcours patrimoine en été. Le même mécanisme : un prétexte ludique qui fait sortir les gens, qui les fait marcher, qui les fait découvrir. Et qui, mine de rien, fait du bien aux commerces du coin.
Je suis originaire de Châteauroux. Une ville d'un peu moins de cinquante mille habitants, dans l'Indre, que j'aime profondément. Et qui, comme beaucoup de villes moyennes en France, a vu son centre-ville se vider au fil des années, pendant que tout le monde finissait par aller dans les zones commerciales en périphérie.
Le pire, c'est que Châteauroux a un centre-ville vraiment sympa. Des belles rues, des commerçants courageux, une histoire. Mais ça ne suffit plus. Il faut donner aux habitants des raisons de revenir. Pas en faisant la guerre aux supermarchés, mais en proposant quelque chose qu'on ne trouve nulle part ailleurs : une expérience, un moment, un parcours qui transforme une rue en aventure.
C'est exactement ce que ma fille a vécu en chassant des bonbons. Et c'est ça que je veux apporter aux mairies, aux associations de commerçants, aux offices de tourisme partout en France.
On nous explique depuis dix ans que les centres-villes sont morts, écrasés par les zones commerciales et le e-commerce. Je n'y crois pas. Ce qui leur manque, ce ne sont pas des clients. C'est des occasions. Des prétextes pour y aller. Des moments à vivre. Lokado est un outil pour fabriquer ces moments.
On a passé vingt ans à faire du numérique qui détourne les gens des commerçants — Amazon, applis géantes, livraison à domicile. Lokado va dans l'autre sens : le numérique au service du local. Une carte qui ramène les gens dans la rue plutôt qu'une appli qui les retient sur le canapé. C'est une question de direction.
Décrivez-moi votre ville, votre événement, votre date envisagée.
Je réponds personnellement, sous 24h.